Laurent Vicomte, l'auteur de "la balade au bout du monde" et de "Sasmira" s'en est allé ce dimanche 9 août à l'âge de 64 ans. Auteur perfectionniste, bon vivant, Laurent est une auteur majeur de la BD contemporaine au même titre que Loisel. Mais là où l'auteur de "La Quête de l'Oiseau du Temps" a su continuer de créer, Laurent est resté à quai. Il a mis 20 ans à boucler "Sasmira" avec l'aide d'autres auteurs.
Ses couvertures, dont celle du tome 4 de "la Balade au bout du Monde" resteront parmi les plus marquantes du 9ème art.
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lundi 10 août 2020
LA DERNIERE BALADE DE LAURENT VICOMTE
lundi 5 décembre 2016
GOTLIB S'EN VA ... ET CE N'EST PAS MARRANT
Gotlib nous laisse un héritage avec Super-Dupont, Newton, Gai-Luron ou la Coccinelle qui le place au même niveau que des Hergé, Pratt et Goscinny.
mercredi 3 février 2016
OTOMO : LE PERE D'AKIRA
Né
en 1954, Katsuhiro Ōtomo est très
vite passionné par le monde de la bande dessinée et du cinéma. Il quitte sa
province pour gagner la capitale. En 1973, il publie dans le magazine « Action
Comics » sa première bande dessinée : une adaptation de « Mateo
Falcone » de Prosper Mérimée, renommée « Jūsei ».En six ans, il
va créer plus de soixante histoires courtes. En 1977, sort « Sayonara
Nippon », un manga raconte les aventures d'un karatéka japonais à New
York. Posant les fondations d' « Akira », « Dōmu », est un
thriller qui marque les esprits par sa mise en page très cinématographique.
Cette œuvre est couronnée par le Grand Prix japonais de la science-fiction.
Otomo a été élu Grand Prix d’Angoulême en 2015 faisant de lui le président de
l’édition 2016.
HERMANN : UN PILIER DE LA BD PRIME A ANGOULEME
Hermann Huppen est né dans un petit
village des Ardennes Belges, près de Liège, le 17 juillet 1938. Dessinateur et
scénariste autodidacte, il se lance dans la bande dessinée au milieu des années
60 en intégrant le studio Greg, où il réalise quelques récits courts dont un
épisode des « Belles histoires de l'Oncle Paul ». Avec Greg au scénario,
il conçoit à partir de 1966 la série d'aventures « Bernard Prince »
pour l'hebdomadaire « Tintin », une BD qualifiée de « physique
et intense ». La vitalité dans le dessin devient alors le signe distinctif
d’Hermann. L’auteur s’essaie ensuite à presque tous les registres :
l'histoire (« Jugurtha », « Les Tours de Bois-Maury »), le
western (« Comanche ») ou la science-fiction (« Jeremiah »).
A partir des années 90, Hermann
multiplie les one-shot et les collaborations avec son scénariste de fils, Yves
H.
Entre
« Les Tours de Bois-Maury », « Comanche » ou « Jeremiah »,
difficile de sélectionner la série phare d’Hermann. Mais s’il faut faire un
choix, « Jeremiah » semble tenir la
corde. Cette série
post-apocalyptique dont le 34ème tome est paru en octobre 2015 se
déroule au XXIème siècle aux Etats-Unis. La dernière guerre raciale a aboutie
sur un champignon atomique. Le pays n’est plus un état de droit. Survivre est
le seul quotidien des hommes qui doivent réapprendre les techniques de base
pour les cultures, l'élevage, la construction. Jeremiah vit dans un village.
Alors qu’il cherche à capturer une mule, son village est rasé par une horde de
pillard. Démarre alors pour le héros une longue errance.
MOORE : AVEC LUI, LE COMICS A CHANGE D'EPOQUE
Alan Moore, la légende du comics, est né
le 18 novembre 1953 à Northampton. Il est à la fois scénariste et écrivain
britannique. Il commence sa carrière au Royaume-Uni avant de travailler pour
des éditeurs américains. Il est devenu célèbre avec des titres comme
« From Hell », « V pour Vendetta » ou
« Watchmen ». Toutes ses œuvres ont révolutionné le monde des
superhéros car beaucoup plus littéraires et matures que ce qui se faisait
jusque-là.
En 1986, est publiée
sa série « Watchmen ». Assisté de Dave Gibbons au dessin, Moore
imagine un monde où les super-héros ont réellement vécu et où ils doivent
travailler pour le gouvernement américain en pleine guerre froide.
Moore est un
personnage atypique : connu pour ses opinions anarchistes, il créé « V
pour Vendetta » dans les magazines « Doctor Who Weekly ».
L’ouvrage sera consacré meilleur album étranger à Angoulême en 1990. DC Comics
fera appel à ses services pour travailler sur la série « The Saga of the
Swamp Thing ». Il monte ensuite sa propre maison d'édition Mad Love et
commence « From Hell » qui sera adapté au cinéma la même année.
Alan Moore a reçu
neuf fois le prix du meilleur scénariste aux Eisner Award depuis 1988, trois
fois aux Jack Kirby Award, et sept fois aux Harvey Award ce qui en fait
probablement de lui le scénariste le plus primé dans le domaine du comic.
Avec « Watchmen », Moore imagine un monde où les super-héros
existent réellement depuis les années 1940. Il dépeint une Amérique craignant
une guerre nucléaire dans le contexte de la Guerre froide. Les super-héros
doivent alors travailler pour le gouvernement du pays ou se voir déclarés
hors-la-loi. Névrosés, amoraux, sexuellement perturbés, mégalomanes, ils se
montrent avant tout humains. La narration dépend de plusieurs points de vue. Pour
couronner le tout, le scénariste inclut dans son histoire des éléments
philosophiques, phénomène inédit dans l'univers des super-héros.
WENDLING : LA FILLE DE LA BD
La carrière de Claire Wendling, née en 1967 à
Montpellier, démarre en 1989. Encore étudiante à l'école des Beaux-Arts
d'Angoulême, elle remporte le prix « Alph'Art avenir » du festival d'Angoulême
et intègre les éditions Delcourt en participant à deux ouvrages collectifs, « Les
Enfants du Nil » et « Entrechats ». En 1990 commence sa seule et
unique série, « Les Lumières de l'Amalou », sur un scénario de
Christophe Gibelin.
En 1997, elle est embauchée par le
studio Warner et émigre à Los Angeles pour participer à divers projets.
Lorsqu’elle rentre en France, elle publie « Desk », un carnet de
croquis. Elle participe ensuite à la conception graphique du jeu vidéo « Alone
in the Dark IV ».
Claire a fait le buzz cette année à Angoulême
puisqu’elle ne faisait pas partie de la liste initiale mais les auteurs
professionnels ont voté pour elle. Elle termine sur la seconde marche du
podium. Pas mal pour une artiste qui n’a publié qu’une seule série.
Claire
Wendling n’a qu’une seule série à son CV : « Les Lumières de
l’Amalou ». Les 5 tomes de cette série ont marqué des générations de
lecteurs et propulsé Claire au rang d’icône. Le scénario de Gibelin nous
transporte des siècles en arrière, dans le monde la Légende où coexistent Théo,
un magicien, et un grand chêne. Les deux êtres concluent un pacte : Le magicien
imaginerait et dessinerait la forme de créatures auxquelles le second donnerait
vie. Et par la même occasion, le magicien va devenir immortel. Alors que le
chêne est en train de mourir, le magicien se rend compte que l’ensemble des
êtres disparaissent avec lui. Comme l’énonce le titre, la force de cette série
repose sur le dessin et les lumières de Wendling. Grâce à cette œuvre, elle est
devenue une référence pour la profession, beaucoup la comparant à Régis Loisel.
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